EPHJ 2026 : ce que les entreprises attendent aujourd'hui de la traduction
23 juin 2026

Retour sur notre semaine à l'EPHJ

Une nouvelle édition de l’EPHJ s’est achevée, et une fois encore, ce salon a confirmé la richesse et le dynamisme du tissu économique suisse. Pendant quatre jours, nous avons eu le plaisir d’échanger avec des entreprises actives dans l’horlogerie, la microtechnique, le médical et l’ingénierie de précision, des secteurs où l’innovation est omniprésente.


Parmi les sujets qui ont suscité le plus d’intérêt cette année figure la traduction 4.0. De nombreuses entreprises sont aujourd’hui conscientes du potentiel des nouvelles technologies linguistiques, mais cherchent avant tout à comprendre comment les intégrer de manière fiable et pragmatique dans leurs processus.


Les discussions ont notamment porté sur deux préoccupations majeures. La première concerne la sécurité des données. Les entreprises souhaitent bénéficier des gains de productivité apportés par l’intelligence artificielle, tout en conservant la maîtrise de leurs informations sensibles et confidentielles. Un enjeu particulièrement important dans des secteurs où la protection du savoir-faire est essentielle.


La seconde préoccupation touche à la qualité des contenus générés par l’IA. Les outils deviennent toujours plus performants et produisent des textes de plus en plus convaincants. Pourtant, certaines erreurs subsistent. Elles sont souvent moins nombreuses qu’auparavant, mais aussi plus subtiles et plus difficiles à détecter. Cette évolution renforce l’importance de l’expertise humaine, notamment pour les contenus techniques, stratégiques ou destinés à des clients finaux.


Au-delà des technologies, cette semaine a surtout été l’occasion de rencontrer des entreprises innovantes, curieuses et ouvertes aux nouvelles approches. Un grand merci à toutes les personnes qui sont venues nous rendre visite sur notre stand et partager leurs réflexions sur l’avenir de la communication multilingue.

Des mains tenant un smartphone avec un globe holographique lumineux entouré d'étiquettes textuelles en différentes langues.
par websites 24 mai 2025
L’intelligence artificielle améliore fortement la traduction automatique. Mais un point reste déterminant pour la qualité finale : la terminologie. Sans termes clairs et validés, même les meilleurs moteurs produisent des résultats incohérents. Pourquoi la terminologie est clé Une terminologie maîtrisée permet de : garantir la cohérence des contenus éviter les ambiguïtés améliorer immédiatement la qualité des traductions automatiques réduire les efforts de post-édition C’est un levier direct sur la qualité… et sur les coûts. Une approche simple en 3 étapes 1. Extraire les termes existants Les contenus sont analysés pour identifier automatiquement les termes clés et les incohérences (via Transit NXT). 2. Structurer une base de référence Les termes sont centralisés, définis et validés dans TermStar. On y précise aussi les synonymes à éviter. 3. Réutiliser dans les traductions La terminologie est intégrée directement dans les flux de traduction. Les bons termes sont proposés automatiquement, y compris pour la traduction automatique. Un impact immédiat Une terminologie bien structurée permet : des traductions plus fiables dès la première version moins de corrections manuelles une meilleure cohérence dans le temps Chaque projet enrichit la base existante, ce qui améliore progressivement l’ensemble des traductions. Aller plus loin : partager la terminologie Avec des outils comme WebTerm, la terminologie devient accessible à toute l’entreprise. Résultat : tout le monde utilise les mêmes termes les mises à jour sont centralisées la cohérence est maintenue, même sur des volumes importants Conclusion La qualité des traductions ne dépend pas uniquement des outils. Elle repose d’abord sur la qualité des données utilisées. Structurer sa terminologie, c’est améliorer à la fois ses traductions.
Une personne portant un casque audio sourit en travaillant à un bureau avec un ordinateur, un livre ouvert et un carnet dans un bureau à domicile lumineux.
par websites 24 mai 2025
Aujourd’hui, les entreprises doivent produire toujours plus de contenus, dans plusieurs langues, souvent dans des délais courts. La question n’est plus "faut-il traduire ?", mais comment le faire plus vite, sans compromettre la qualité. C’est dans ce contexte qu’émerge la traduction 4.0 : une approche qui combine intelligemment technologie et expertise humaine. Traduction automatique : utile, mais insuffisante seule Les outils de traduction automatique permettent de traiter de grands volumes en un temps réduit. Ils offrent : une rapidité d’exécution une première version immédiate un levier d’optimisation des coûts Mais utilisés seuls, ils atteignent rapidement leurs limites : manque de précision sur certains termes incohérences d’un document à l’autre difficulté à restituer un ton ou une intention Une traduction brute peut dépanner. Elle ne suffit pas pour produire un contenu fiable et exploitable. Mémoire de traduction : un levier souvent sous-exploité Avant même de parler d’IA, il y a un levier plus structurant : la mémoire de traduction. Elle permet de : réutiliser les contenus déjà validés garantir une terminologie cohérente réduire les coûts dans la durée Pour des entreprises industrielles (horlogerie, machine-outil, technique), c’est un élément clé. Plus elle est alimentée, plus elle devient performante. Traduction 4.0 : une approche hybride et pragmatique La traduction 4.0 repose sur une logique simple : réutiliser en priorité les contenus existants compléter avec la traduction automatique faire intervenir un expert pour valider, corriger et harmoniser Ce fonctionnement permet : d’accélérer les délais de mieux maîtriser les coûts tout en conservant un niveau de qualité élevé Chaque projet vient enrichir les ressources existantes, créant un cercle d’amélioration continue. L’humain reste déterminant Même avec des outils performants, la qualité finale repose sur l’intervention humaine. C’est elle qui permet : d’ajuster le ton de garantir la précision d’assurer la cohérence globale Sans cette étape, le risque d’erreur ou d’incohérence reste élevé. Concrètement, qu’est-ce que ça change ? Adopter une approche de traduction 4.0 permet de : livrer plus rapidement structurer et fiabiliser ses contenus multilingues réduire les coûts dans la durée gagner en cohérence sur l’ensemble des supports Il ne s’agit pas de remplacer l’existant, mais de l’optimiser. Conclusion La traduction 4.0 ne remplace ni la technologie, ni l’humain. Elle les combine pour répondre aux exigences actuelles : volume, rapidité et qualité. Les entreprises qui structurent leurs ressources linguistiques dès aujourd’hui gagnent en efficacité… et en maîtrise sur le long terme.